Comme l'an dernier avec Arras, c'est Compiègne qui « accueillait » le RC Lens au stade Bollaert pour le compte de ces 32èmes de finale de Coupe de France en retard. En s'imposant sur la plus faible des marges (1-0), les Lensois ont fait le job sans faire de zèle. Le Lens-OM des 16èmes de finale aura une autre gueule, c'est évident.
Face à une équipe composée en majorité de joueurs issus de centres de formation, Jean-Guy Wallemme a décidé de laisser quelques cadres au repos, offrant ainsi à Hamdi Kasraoui l'occasion de jouer son premier match officiel dans les buts. Milovanovic donne le ton dès la troisième minute sur coup-franc, une « mine » repoussée des deux poings par Loïc Vincent, le portier picard. Ce dernier réalisera une nouvelle prouesse en se détendant comme un chat sur une tête d'Akalé (16e). Compiegne n'est pas en reste et Kasraoui sauve sur sa ligne une tête déviée de Chrétien. Le libéro sera malheureusement moins véloce lorsque au sortir d'une action confuse dans la surface, il détourne la reprise de Maoulida dans ses propres buts (43e). Le plus dur est fait pour Lens face à ces vaillants compiégnois transcendés par ce rendez-vous historique pour le club (c'est la première fois de son histoire qu'il se frotte à un pensionnaire de Ligue 1).
À la reprise, Compiègne avec un tir contré in extremis de Stanger (50e) rappelle aux Lensois qu'il ne lâchera pas l'affaire. Dommage qu'Akalé, sur un centre parfait de Boukari n'ait pas eu ce soupçon de réussite pour éteindre définitivement les espoirs oisiens (57e). Alors les Jaunes et Bleus y croient toujours, laissant planer une note de suspens pour les 4 839 spectateurs présents. Lens laisse venir et tente de placer le contre « qui tue ». C'eut pu être le cas si une fois de plus si Vincent ne s'était à nouveau interposé sur une tête bien placée de Maoulida (88e). Les prolongations auraient pu se dessiner dans le temps additionnel sans une intervention de Kasraoui sur un essai de Oukadi mais on en restera sur ce score, reflet d'une équipe artésienne sérieuse mais qui n'avait pas pour autant envie de lâcher les chevaux. En attendant, le Racing a décroché le droit de recevoir Marseille le 2 ou le 3 février prochain. Sûr qu'à cette occasion, l'affluence ne sera pas aussi maigrelette que ce samedi.