Lancé en 2002, le projet du Louvre-Lens, bien qu'officialisé, s'était montré plutôt discret en terme de communication ces dernières semaines. C'était pour mieux enfoncer le clou de son lancement, les derniers obstacles ont été levés et les premiers coups de pioches s'effectueront en fin d'année. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le stade Bollaert sera inclus dans la dynamique avec pour corollaire, la candidature de la France pour l'Euro 2016 de football.
Lundi, réunis sous la présidence de Daniel Percheron, les membres de la commission permanente du conseil régional, ont voté l’autorisation pour le mandataire Liévinois Adevia (ex Artois Développement) de signer les marchés relatifs à la construction du Louvre Lens. Les quinze lots mis en consultation au printemps dernier sont aujourd’hui attribués aux entreprises candidates aux appels d'offres, pour un coût de 19% inférieur aux prévisions de l'architecte (83 M€ au lieu des 102,6 initialement prévus). Cette étape majeure du dossier du Louvre-Lens marque enfin le lancement de la construction du bâtiment de 28 000 M² à Lens au cœur du bassin minier. À partir de la deuxième quinzaine de novembre, les marchés seront notifiés aux entreprises et le chantier de ce « musée du 21eme siècle » pourra débuter. Le site vivra au rythme des engins de chantier pendant 24 mois. Rappelons que sur les 150 millions d'euros que coûtera le Louvre-Lens, la Région y participe à hauteur de 83 millions (60%) . En ces temps de récession, on appréciera le principe que ce chantier va générer du travail pour plus de 300 personnes.
C'était le vœu de Guy Delcourt, le maire de Lens, et il en sera ainsi. En hommage au passé minier du site et de tous le secteur, le 4 décembre sera inaugurée la maison du projet à Lens et le même jour, toute une région assistera à la pose de la première pierre de « son » musée. Le symbole de la Sainte-Barbe, c'était bien le moins pour rendre hommage aux hommes et à l'époque industrielle qui ont façonné la région pendant plus d'un siècle. Non loin de là, on se frotte les mains au Racing club de Lens. En effet, le conseil régional a retenu (au même titre que Lille) le stade Bollaert pour la candidature de la France à l'organisation des championnats d'Europe de football 2016. Quel rapport avec le Louvre-Lens ? En grande partie l'accessibilité, stade et site étant conjoints. Ce qui va amorcer les projets de travaux de rénovation du stade. La région intervient avec une avance remboursable sur vingt ans de 45 M d'euros, soit la moitié de l'investissement, le reste étant à la charge du club. Décidément, c'est Noël avant l'heure... notamment pour le groupe Eiffage, un des principaux bénéficiaires de l'appel d'offre du Louvre-Lens (17 M d'euros) et déjà maître d'œuvre désigné du futur grand stade de Lille.