En officialisant la commercialisation de son préservatif aux couleurs du club au profit de l'association AIDES, le RC Lens n'a pas connu un coup de mou mais une véritable panne face à Ajaccio. Autant dans les prémices que dans ses ébats. C'est peu dire que Bollaert, qui peine à jouir ces derniers temps, n'a pas pris son pied vendredi soir et les supporters ont été loin d'être comblés par la prestation de leurs favoris.
On notera quand même le "dépucelage" officiel du jeune Frédéric Gaillard qui honorait sa première titularisation en équipe fanion dans l'axe central. La première occasion franche de la rencontre est à mettre au crédit de Kevin Monnet-Paquet qui, d'un tir à l'entrée de la surface, oblige Debès à se détendre (18e). Runje, de plus près, face à Viale,sera lui aussi obligé de s'employer (24e). Farag devra se substituer à son gardien pour sortir une tête de Maoulida qui filait droit dans la lucarne (29e). Les corners s'enchaînent et c'est au moment où Lens semble avoir la mainmise sur cette rencontre qu'Ajaccio fait plonger Bollaert dans le mutisme. Bien lancé dans l'axe, le remuant Diabate se glisse entre Gaillard et Vignal pour battre Runje de près (0-1, 37e). Maoulida aura l'occasion de remettre les compteurs à zéro avant la pause, sauf qu'il vendange le ballon en or de Yohann Demont que les supporters voyaient déjà au fond (39e).
Les mêmes ingrédients sont servis à la reprise, en l'occurence un Racing propriétaire du ballon...mais ne sachant pas vraiment quoi en faire dans les phases offensives sinon les sempiternels centres dans le paquet. Un geste magnifique de Julien Viale au point de penalty oblige Runje à user de tout son talent pour éviter le breack (53e). Les Corses se verront d'ailleurs refuser (logiquement) un deuxième but (61e) sans que Lens n'y trouve matière à révolte. Jean-Guy Wallemme aura beau lancer Veselinovic et Milovanovic, certaines mauvaises langues diront que cela n'a Serbie à rien, les locaux s'engluent dans une arrière-garde insulaire solide, à l'instar de son colosse axial, Leyti N'Diaye. Et quand une faille se profile, Debès sort le grand jeu, à l'image de cette tête à bout portant de Veselinovic que le gardien Corse sauve instinctivement du genou (80e). Les visiteurs du soir ont vite fait d'éteindre cette lueur d'espoir par l'intenable Diabate qui échoue sur un Runje heureusement en verve (83e). Et cette litanie se prolongera jusqu'au coup de sifflet final et ceux d'un Bollaert exaspéré. Et aussi incroyable - mais on commence à en avoir l'habitude cette saison - que cela puisse paraître, les poursuivants immédiats se sont tous plantés Les Sangs et or sortent donc indemnes de cette péripétie sur le plan comptable En tout cas, à Guingamp (vendredi prochain, 20 h 30), on recommandera aux Lensois de bourrer leurs sacs d'aphrodisiaques.